Suivi du #GCVD - 2019-05-07 - Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Maurice Mischler - Quelle énergie pour la digitalisation du canton de Vaud ?


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Point 33: Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Maurice Mischler - Quelle énergie pour la digitalisation du canton de Vaud ?

Dans son interpellation, Maurice Mischler rappelait que l'État de Vaud est devenu membre actif de digitalswitzerland.ch en 2017 et qu'il entend jouer un rôle dans le domaine de la numérisation au niveau romand et national. Cependant, il s'interrogeait aussi sur le coût énergétique de la numérisation. En effet, il avait appris que le fonctionnement énergétique d'Internet représente environs 2% de la consommation globale d'électricité (soit 9 milliards de dollars) et que 10 requêtes sur Google équivalent au fonctionnement d'une lampe de bureau pendant 30 minutes ou encore que chaque transaction en bitcoins consomme autant d'énergie électrique qu'un ménage américain en une semaine. Il posait donc les deux questions suivantes au CE:

  1. Est-ce que le Conseil d'État estime que cette digitalisation va engendrer des économies d'énergie ? Si oui, peut-on estimer, ou au moins identifier ces économies?

  2. Plus globalement, quelles améliorations l'économie numérique apporte-t-elle à l'environnement ?

Les deux questions étant très proches, le CE a décidé d'y répondre de manière groupée. En préambule, il définit l'espace numérique de la manière suivante: La digitalisation rassemble tous les services s’appuyant sur les données numériques et sur la capacité àanalyser ces données pour produire des informations et des analyses grâce aux réseaux de télécommunication qui viennent assurer les échanges d’informations entre des terminaux connectés . Les enjeux liés au numérique touchent donc en réalité tous les secteurs de la société et leur maîtrise dépendra de la capacité des politiques à les comprendre et à agir dans le cadre de réflexions adaptées. Il en va ainsi de la question énergétique du fait de la numérisation. De manière générale, en se basant sur un rapport de l'IEA, publié en 2017, le CE pense que la digitalisation devrait rendre possible des économies d'énergie 4 fois supérieures aux consommations complémentaires enregistrées par les infrastructures du digital venant en support à ces services.

Du fait de cette transversalité, le CE a décidé de répondre aux questions les abordants sous les angles suivants:

  • Les transports: Citant une étude de l'IEA de 2017, le CE estime que l'adoption de diverses applications numériques favorise la mobilité douce (Publibike) ou l'usage de moyens de transports moins polluants et plus efficients d'un point de vue de la consommation énergétique, c'est-à-dire les transports en commun (Mobility, cff.ch). Il escompte aussi avec une réduction des gaz à effets de serre de 40% dans le domaine du fret routier.

  • Les bâtiments: Toujours selon l'IEA, l'adoption de solutions dites intelligentes, tels que des compteurs numériques, devrait permettre une économie d'énergie électrique, notamment en éclairage, de 14% entre 2017 et 2040, au fur et à mesure que ces dispositifs se répandent dans le pays.

  • La production d'énergie: L'essor des solutions numériques aura aussi un impact sur le développement des énergies renouvelables, dans la mesure où elles pourront offrir la flexibilité nécessaire pour leur utilisation efficiente, notamment au-travers des compteurs intelligents.

  • Impacts énergétiques liés au développement de la digitalisation: Même si la consommation en énergie des réseaux numériques, notamment des data centers, continuera d'augmenter, cette accroissement est et continuera d'être compensée par leur efficacité énergétique. Toujours selon le rapporte de l'IEA, entre 2014 et 2020, la consommation mondiale des data centers a augmenté de 6%, mais c'est à mettre en regard avec l'augmentation de 22% de leurs capacités.

Le CE conclut que l'impact énergétique et écologique de la digitalisation est globalement positif.

Remarque: Ce point est évidemment très intéressant pour les Pirates, car au coeur de notre identité ne se trouve pas que la promotion d'un numérique libre, accessible et respectueux de nos libertés fondamentales. Nous avons aussi des préoccupations écologiques et il n'est pas question que ces technologies contribuent à la destruction de notre environnement, déjà très entamé. À noter que la réponse du CE n'aborde pas la problématique des matériaux utilisés, ni même des problèmes environnementaux générés par l'industrie de fabrication des dispositifs permettant de faire vivre le numérique.


#2

3 points à vérifier:

  1. La smartGrid, et autres méthodes de ville intelligente: quels économies et où.
  2. Les FOSS (free and open sources softwares) et les économies/avantages de matériel et la répartition des investissements (les développeurs et mainteneurs sont locaux)
  3. Les clouds locaux, les CHATONS et les solutions fédérées.