Suivi du #GCVD: Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Graziella Schaller et consorts - Pour soutenir le développement de nos enfants dans notre société numérique, donnons-leur les outils appropriés !


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Point #17: Réponse du Conseil d’Etat à l’interpellation Graziella Schaller et consorts - Pour soutenir le développement de nos enfants dans notre société numérique, donnons-leur les outils appropriés ! (16_INT_538)

https://www.vd.ch/toutes-les-autorites/grand-conseil/prochaine-seance/seance-du-mardi-6-novembre-2018/reponse-du-conseil-detat-a-linterpellation-graziella-schaller-et-consorts-pour-soutenir-le-developpement-de-nos-enfants-dans-notre-societe-numerique-donnons-leur-les-outils-appropries/

Dans leur interpellation au CE, les auteurs du texte relève que l’enseignement de l’informatique à l’école ne doit pas se réduire à l’apprentissage de l’utilisation de logiciels de bureautique et d’Internet, même s’ils reconnaissent l’utilité de tels enseignements. Ils estiment qu’il faut aller plus loin et enseigner les principes fondamentaux de l’informatique, les langages de programmation et la gestion de l’information, de telle manière à ce que les élèves ne se trouvent pas enchaînés à un type de logiciel ou d’ordinateur, et donc à l’une ou l’autre des grandes marques du numérique actuelles. L’objectif de cet enseignement doit être de leur faire comprendre la logique de fonctionnement du digital, ainsi que les enjeux technologiques, mais aussi humains, économiques, socio-culturels et politiques, qui leur sont liés. Ils soulignent les compétences qu’un tel apprentissage peut apporter aux élèves, tels qu’un meilleur esprit critique, de la créativité et de la polyvalence. Ils estiment aussi que l’initiation à l’informatique devrait se faire de manière transversale, dans la mesure où celle-ci est également omniprésente, de manière à ce que les élèves puissent comprendre le rôle qu’elle joue dans les divers domaines de la vie quotidienne.

Les auteurs demandent donc au CE s’il tire une quelconque conclusion des études existantes sur l’enseignement de l’informatique à l’école et dans quelle mesure le PER en tient compte. Ils veulent aussi savoir si le CE a déjà prévu des tests d’enseignement de l’informatique au primaire et au secondaire et quels ont été les retours. Enfin, ils demandent dans quelle mesure il est possible d’introduire une initiation à la programmation dans le PER, qui, pour l’instant, ne prévoit que l’initiation aux outils de bureautique.

Dans sa réponse, le CE annonce partager les préoccupation des auteurs de l’interpellation au sujet de la capacité des élèves vaudois de s’insérer plus tard dans un monde où le numérique est omniprésent. Il estime en outre que les programmes actuels concernant les MITIC (Média Image et Technologie de l’Information et de la Communication), ne peuvent pas se réduire à l’unique enseignement de la bureautique. Il relève, en effet, que l’objectif des programmes MITIC est plutôt d’initier les enfants à l’analyse de l’image et de l’information, à la réalisation de contenu multimédia et à la recherche sur Internet.

Ensuite, à la question de ce que le CE fait des études portant sur l’introduction de l’informatique et de la programmation à l’école (primaire, secondaire et post-obligatoire), ce dernier répond que les technologies avancent trop rapidement pour pouvoir conclure à partir d’études qui portent sur une situation donnée, alors que les transformations sont constantes. Il suit donc ces recherches avec attention, mais ne les considère pas comme un argument suffisant pour l’introduction d’un tel enseignement. Il remarque aussi que l’informatique et la programmation est comprise dans nombre de formations professionnelles. [Commentaire personnel: Cette réponse me laisse à penser que le CE n’a soit pas vraiment compris la question, soit a décidé de laisser de côté le sujet, ce qui est quand même préoccupant.]

A la question sur l’intégration de l’informatique au PER, le CE répond que le programme MITIC est décliné en fonction d’objectifs spécifiques et en évolution constante, en fonction de l’arrivée de nouvelles technologies. Il note que dans les options spécifiques ou professionnalisantes, des enseignements en rapport avec la robotique sont déjà introduits. [Commentaire personnel: Cependant, il est alors à noter que pour obtenir un enseignement en programmation ou d’autres aspects avancés de l’informatique et de la robotique, il faut choisir des options qui les comprennent. Cela signifie que si un élève se destine plutôt à une voie littéraire, par exemple, il n’aura pas la possibilité de s’initier à la programmation ou même à la robotique. ]

A la question concernant l’intégration d’enseignement de l’informatique et de la programmation déjà instauré, le CE répond qu’au vu de ce qui a été dit précédemment, il n’entend pas prendre plus de mesures, estimant que de nombreux établissements ont déjà pris les devants, en s’équipant de matériels d’enseignement des nouvelles technologies et en formant le personnel à l’enseignement de domaines tels que la robotique. [Commentaire personnel: Mais, cela revient en fait à refiler le bébé aux établissements et donc à risquer une inégalité d’éducation entre les élèves du canton. Il me semble donc que le CE devrait au contraire prendre des mesures visant à encourager une généralisation de ces enseignements dans tous les établissements et dans toutes les options .]

A la question concernant l’introduction future de ces enseignements au primaire et au secondaire, la réponse du CE reste la même et consiste à rappeler que les établissements sont déjà engagés dans ce processus de diverses manières.