Suivi #GCVD - 2019-04-02 - Point 27: Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Sonya Butera et consorts - Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner, telle n'est pas la question


#1

Point 27: Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Sonya Butera et consorts - Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner, telle n'est pas la question...

L'interpellation déposée revient d'abord sur l'utilité de la vaccination, comme mode collectif de protection de la population contre des infections virales contagieuses, l'évaluation du rapport bénéfice-risque, la mise en place des plans de vaccinations en fonction de l'âge des individus et des conditions dans lesquelles les maladies émergent, ainsi que le rôle joué par les diverses instances telles que l'OFSP, dans le développement de l'information scientifique sur l'évolution des vaccins. Mais, elle insiste particulièrement sur la nécessité de faciliter l'accès à ces vaccins pour la population. Puis, elle aborde le sujet de son interpellation, à savoir l'autorisation faites aux pharmaciens, depuis 2016, d'accomplir des vaccinations auprès des jeunes dès 16 ans et des adultes. Elle aimerait ainsi savoir dans quelle mesure cette initiative a permis d'améliorer la couverture vacinnale de la population adulte et enfantine. Le CE a répondu ainsi à ses questions:

1. Quelle est la couverture vaccinale de la population adulte du canton de Vaud ?

Malgré la difficulté à évaluer la couverture vaccinale des adultes, celle des enfants pouvant se faire par les pédiâtres et les médecins scolaires, il semblerait que le Canton de Vaud aie une des meilleures couvertures vaccinales du pays.

2. Quelle est, le cas échéant, la stratégie du Conseil d’Etat pour améliorer la couverture vaccinale de cette population, notamment pour identifier et diminuer d’éventuelles vaccinations « incomplètes » ?

C'est justement pour favoriser l'accès le plus large possible à la vaccination que le DSAS a pris la décision, en 2016, d'autoriser un certain nombre de pharmacie à vacciner les adultes et les jeunes à partir de 16 ans. La liste des vaccinations autorisées est aussi en constante évolution.

En cas de flambée d'une épidémie, de rougeole, par exemple, l'État mobilise alors ses ressources médicales pour enquêter sur la source de l'épidémie et son périmètre de diffusion, afin de pouvoir prodiguer des vaccins post-infections, des vaccins pré-infection et de s'assurer que les personnes déjà infectées n'entre plus en contact avec d'autres personnes.

3. Dans quelle mesure la possibilité de vacciner en pharmacie a-t-elle été exploitée par la population vaudoise ?

Cette mesure est, globalement, peu exploitée par la population en bonne santé. Actuellement, 85 pharmacies ont l’autorisation de vacciner sur l’ensemble du canton, ce qui représente le tiers de toutes les officines vaudoises.

4. Dans le contexte de pénurie en médecins généralistes, quelle est, ou a été, la stratégie du Conseil d’Etat pour faire connaître ces nouveaux lieux de vaccination ouverts à la population vaudoise ?

L'État estime que ce rôle se limite à garantir la qualité et la sécurité de l’activité de vaccination en pharmacies. La diffusion de l'information relève des associations faîtières, telles que la société vaudoise des médecins et la société vaudoise des pharmaciens.

5. Lors des campagnes nationales de vaccination, comment l’information est-elle relayée auprès, et au sein, des pharmacies ?

L'information est relayée par Pharmasuisse et la société vaudoise des pharmaciens.

6. Avec le développement du dossier électronique du patient (DEP), quelle suite sera donnée au carnet de vaccination électronique de l’OFSP actuellement promu par les officines vaudoises ?

Un format d’échange pour les vaccins a été défini au niveau suisse. Les cantons romands se sont déjà positionnés auprès de la Confédération pour que la plate-forme mesvaccins.ch devienne la plateforme de référence par rapport à la vaccination et que celle-ci soit directement accessible depuis le dossier électronique du patient.

Remarque: Ce point du jour est intéressant pour les Pirates à plusieurs titres. Tout d'abord, il concerne une problématique de santé collective et d'accès à des soins de base. En effet, le Canton de Vaud, probablement comme d'autre, fait face à une pénurie de médecins de famille, ce qui pose un gros problèmes pour de nombreux patients. Le fait de déléguer certaines tâches aux pharmaciens peut interpeller. Mais, surtout, cela fait partie de la transformation de ces métiers sous l'influence des profonds changements de notre société. D'autre part, la dernière question évoque le dossier électronique du patient et la gestion de ses données par voie numérique. C'est évidemment une problématique qui préoccupe énorméemnt les Pirates pour des raisons évidentes de sécurité des données, de contrôle privé/étatique/individuel sur ces données, de ce qui en est fait, de l'accès des assureurs à celles-ci (demandé instamment par ces assureurs et d'autres acteurs économiques au niveau fédéral).