Suivi #GCVD: Réponse du CE à l'interpellation Fabienne Freymond Cantone et consorts au nom d'une délégation du FIR - Nouveaux médias et révolution numérique : le PER, c'est bien, mais quelle assurance pour que son chapitre MITIC atteigne ses cibles?


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Point #18 Réponse du Conseil d’Etat à l’interpellation Fabienne Freymond Cantone et consorts au nom d’une délégation du FIR - Nouveaux médias et révolution numérique : le Plan d’études romand, c’est bien, mais quelle assurance pour que son chapitre MITIC atteigne ses cibles? (17_INT_032)

https://www.vd.ch/toutes-les-autorites/grand-conseil/prochaine-seance/seance-du-mardi-6-novembre-2018/reponse-du-conseil-detat-a-linterpellation-fabienne-freymond-cantone-et-consorts-au-nom-dune-delegation-du-fir-nouveaux-medias-et-revolution-numerique-le-plan-detudes-romand-cest-bien-mais-quelle-assurance-pour-que-son-chapitre-mitic-atteigne-s/

Dans cette interpellation, l’auteur interroge le CE sur la portée réelle du programme MITIC, notamment de la collaboration entre la Convention intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) et de la RTS, depuis 2004, avec la semaine des médias. Elle juge cette collaboration très louable, mais pas assez cohérente et suivie. Elle pose donc les questions suivantes au CE:

  1. Quelles meusres prises par le CE pour que les compétences MITIC soient vraiment adoptées par tous les élèves du canton?

  2. Que pense faire le CE pour que les compétences MITIC soient intégrées aux diverses disciplines enseignées?

  3. Comment former les enseignants à la transmission de la complexité des MITIC?

  4. Le CE entend-t-il encourager un usage plus régulier d’initiatives comme la collaboration entre la CIIP et la RTS?

Le CE répond qu’il est en phase avec les préoccupations de l’auteur de l’interpellation et qu’il vise les mêmes objectifs. Il relève ainsi que le programme MITIC est déjà intégré dans un enseignement comportant aussi bien l’initiation à l’intelligence artificielle qu’à la programmation [Commentaire personnel: ce qui me paraît bizarre, parce que dans sa réponse à l’interpellation précédente, il semble dire le contraire, mais bon…]

En ce qui concerne la première question, le CE met en avant les journées cantonales de l’éducation numérique, dont les premières ont eu lieu en 2017, et qui permettent aux enseignants d’échanger autour de ces questions et d’être introduits à de nouveaux outils pédagogiques afin d’intégrer cette éducation au numérique dans leurs enseignements. Il souligne aussi l’existence de programmes interdisciplinaires dans les établissements et l’action de l’État dans leur promotion, notamment par la mise à disposition de matériels et d’infrastructure pour des projets de créations médiatiques par les classes (radiobus et scolcast) ainsi que des projets impliquant la DGEO (un cloud pour les écoles) et une nouvelle ch@rte MITIC devant permettre aux élèves et aux enseignants de prendre conscience des enjeux du numérique, notamment au regard de la protection de la vie privée.

A la deuxième question, le CE renvoie à la réponse qu’il a faite à Mme Schaller (voir ci-dessus) concernant l’intégration de cours spécifiquement consacrés à l’informatique et à la programmation. Il rappelle que la grille horaire n’est pas extensible à l’infini et que pour l’instant, il n’est possible d’aborder ces enseignements que de manière transversales et au-travers des cours déjà existants. Cependant, il rappelle aussi que le PER n’est pas figé et qu’un groupe de travail “Éducation numérique” a été instauré pour traiter de ces questions sur l’ensemble des filières de formation.

A la troisième question, le CE répond que la HEP, dans son plan d’intention pour la période 2017-2022, a mis l’accent sur la formation des futurs enseignants au numérique et à l’informatique. D’une part, il prévoit de développer les compétences de base en informatique des futurs enseignants et, d’autre part, d’encourager les étudiants en informatique et numérique de s’orienter vers l’enseignement et même de participer aux travaux d’adaptation du PER. Il tient aussi à encourager tous les étudiants à développer leurs capacité d’analyser les apports du numérique à l’éducation et d’en tirer le meilleur parti pour leurs élèves.

Par ailleurs, la HEP a lancé en 2016 le Centre de soutien e-learning, pour encourager les initiatives des enseignants dans ce domaine et de partager leurs propositions d’enseignement en la matière, afin de renforcer la collaboration entre les divers acteurs de l’enseignement et les établissements.

Enfin, concernant la dernière question, le CE relève la création de plusieurs infrastructures et plateformes d’information devant permettre aux enseignants de rester au courant d’initiatives comme celles de la collaboration entre la CIIP et la RTS, notamment la Bibliothèque Scolaire Numérique, qui propose déjà des contenus avec notices, dans lesquels les enseignants peuvent piocher pour alimenter leurs propres enseignements.